Le réseau des prépas publiques

L’APPÉA est un réseau de 20 classes préparatoires publiques aux écoles supérieures d’art et de design réparties sur l’ensemble du territoire national.

Ces classes préparent aux examens d’entrée des écoles supérieures d’art et de design placées sous la tutelle pédagogique du ministère de la Culture ANdÉA ainsi qu’à leurs homologues à l’étranger ELIA.
Certaines de ces classes proposent également une préparation aux écoles nationales supérieures d’architecture.
Dans tous les cas, elles assurent une préparation à des cycles d’études de 3 et 5 ans sanctionnés par des diplômes aux grades de Licence et de Master.
Consulter la carte commune des écoles de l’ANdÉA et de l’APPÉA

Réunies autour d’une charte, les classes préparatoires de l’APPÉA sont agréées par le ministère de la Culture (décret du 2 mai 2017). À ce titre, elles sont habilitées à recevoir des étudiants boursiers et permettent l’accès à la sécurité sociale étudiante et aux logements du CROUS selon les critères en vigueur.
Les classes préparatoires ne délivrent pas d’ECTS mais remettent un certificat d’étude.

L’inscription aux examens d’entrée des classes préparatoires de l’APPÉA se fait, hors de Parcoursup’, directement auprès des établissements, à partir du mois de janvier.

Ce site vous informe sur tous les aspects que partagent les classes préparatoires membres du réseau de l’APPÉA. Il vous permet d’accéder au site de chaque école pour en découvrir les particularités.

Qu’est-ce qu’une classe préparatoire ?

Une classe préparatoire publique aux écoles supérieures d’art permet à tout élève titulaire du bac de préparer les examens d’entrée des écoles supérieures d’art et de design en France ANdÉA et à l’étranger ELIA. Les personnes qui auraient engagé un parcours professionnel avant le bac peuvent obtenir une dérogation.

Une classe préparatoire n’est pas une étape obligatoire pour accéder aux écoles supérieures d’art.

La formation s’étend de septembre à juin et représentent de 25 à 30 heures chaque semaine, avec autant de temps à consacrer en recherche et travail personnels.
De février à juin, l’emploi du temps est aménagé en fonction des dates des examens fixées par les écoles supérieures d’art.

En une année, une classe préparatoire permet :

  • de confirmer une orientation vers des formations artistiques supérieures basée sur l’expérimentation, une culture d’atelier et l’autonomie ;
  • de découvrir les écoles supérieures d’art et de design (ANdÉA) et les options qu’elles proposent afin d’augmenter ses chances d’intégrer celle qui correspond à son profil et à son projet ;
  • d’élaborer un ensemble de travaux singuliers en relation étroite avec les enjeux de la création contemporaine et d’apprendre à en parler avec les acteurs de l’art (artistes, designers, critiques, historiens, etc.) qui composent les jurys des écoles supérieures d’art et de design.

L’enseignement, à la fois pratique et théorique, offre une ouverture aux principaux médiums utilisés en arts plastiques et visuels : dessin, peinture, couleur, volume, espace, sculpture, photographie et vidéo. Des cours d’histoire et de théorie de l’art, des cours d’anglais, des ateliers d’écriture, de développement de l’expression orale et d’apprentissage des outils numériques font également partie du programme pédagogique.
Selon leurs équipements et le profil de leurs enseignants, certaines classes proposent une sensibilisation au design ou à l’architecture et l’accès à des techniques spécifiques comme la gravure, la céramique ou la photographie argentique.

Les enseignants sont avant tout des créateurs (artistes, designers, architectes, etc.) et des théoriciens (historiens et critiques d’art, commissaires d’exposition, etc.) reconnus professionnellement sur la scène de l’art. Ils sont familiers des métiers liés à la production et à la diffusion de l’art et du design et connaissent bien les critères d’exigence que fixent les écoles supérieures d’art de l’ANdÉA.

Une classe préparatoire permet d’associer suivi individuel et dynamique grâce à ses effectifs réduits (15 à 36 étudiants par classe) et son taux d’encadrement élevé (en moyenne 1 enseignant pour 3 étudiants).

L’environnement pédagogique d’une classe préparatoire est imprégné par la culture d’atelier et d’expérimentation qui structure l’enseignement au sein des écoles supérieures d’art et de design.

Son ancrage avec la création contemporaine est favorisé par l’invitation de créateurs dans le cadre de workshops, ainsi que par les conférences et les visites d’expositions organisées par les établissements.

L’évaluation est effectuée par :

  • le contrôle continu ;
  • 2 bilans (décembre et février-mars) sous la forme d’une présentation orale de travaux devant un jury composé d’enseignants de l’école et parfois d’une personnalité du champ artistique invitée.
    Des examens blancs sont organisés dans la plupart des classes préparatoires.

Questions diverses

Comment intégrer une classe préparatoire ?

À qui s’adressent les classes préparatoires publiques ?

Qu’est-ce que la filière dite des « beaux-arts » et la filière dite des « arts appliqués » ?

Les classes préparatoires publiques sont accessibles sur examen d’entrée. Selon les écoles, il se déroule de mars à juin et chacune en définit les particularités. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un entretien avec un jury auquel le candidat présente quelques travaux montrant le début de son intérêt dans une pratique artistique. Le but de cet entretien est de sonder sa motivation, sa curiosité pour l’art et la culture, le projet qu’il commence à formuler dans le domaine de la création entre art et design. Dans certaines classes, une épreuve de présélection ou des épreuves complémentaires à l’entretien peuvent être ajoutées.
Le livret scolaire et le relevé de notes du bac ne sont pas demandés.
L’inscription à l’examen d’entrée se fait directement auprès de la classe préparatoire, hors Parcoursup.

Les classes préparatoires publiques peuvent accompagner :

  • les élèves attirés par le champ de la création (art, design, architecture) qui ont commencé par eux-mêmes quelques expérimentations – mêmes modestes – sans avoir suivi d’option arts plastiques, de filière arts appliqués au lycée ou d’ateliers d’arts plastiques parallèlement à leur scolarité ;
  • les élèves qui ont suivi une option arts plastiques ou une formation STD2A au lycée mais ne se sentent pas à la hauteur des exigences d’une école supérieures d’art ou souhaitent prendre le temps de choisir celle qui conviendra à leur profil et à leur projet ;
  • les étudiants déjà engagés dans un cursus d’études supérieures qui souhaitent se réorienter vers les écoles supérieures d’art et de design ou d’architecture. Dans le cas d’un cursus dans un domaine proche des arts plastiques (architecture, théâtre, cinéma, etc.), il est possible d’envisager une intégration en année 2 ou 3 d’une école supérieure d’art ;
  • les personnes qui ont engagé un parcours professionnel avant le lycée ou depuis le bac et qui souhaiteraient reprendre un cycle d’études supérieures en art. Dans ce cas, des dérogations sont possibles pour celles et ceux qui n’ont pas le bac.

Il existe en France deux filières publiques d’enseignement artistique supérieur qui conduisent chacune à des diplômes distincts.

L’une, issue de ce qu’on appelle les « beaux-arts », s’organise au sein de 57 écoles supérieures d’art et de design qui délivrent, sous la tutelle du ministère de la Culture, un Diplôme nationale d’art (DNA, grade Licence, bac+3) et un Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP, grade Master 2, bac+5). À partir de la deuxième année, plusieurs spécialités sont proposées, selon les établissements, dans un ou plusieurs de ces domaines : art, communication et design (d’objet, d’espace et graphique).
Les 20 classes préparatoires publiques du réseau de l’APPÉA préparent à l’ensemble de ces écoles et à leurs homologues européennes. Elles sont accessibles à tous les bacs et permettent à leurs étudiants, par agrément du ministère de la Culture, d’avoir accès aux bourses, à la sécurité sociale et aux logements des CROUS.

L’autre filière, dite des « arts appliqués », plus récente, se déploie au sein de deux types d’établissements sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale : 7 écoles supérieures d’arts appliqués (ESAA) et plusieurs lycées. La réforme de cette filière est en cours et prendre en effet dès la rentrée 2018 ou à la rentrée 2019 selon les académies.
Le Brevet de technicien supérieur d’arts appliqués (BTS, bac+2) devient Diplôme national des métiers d’art et de design (DNMAD, bac+3). Certaines ESAA proposent des Diplômes supérieurs d’arts appliqués (DSA, bac+5).
Cette filière est réservée en priorité aux élèves titulaires d’un bac STD2A. Les titulaires des autres bacs doivent passer par une année de Mise à niveau en arts appliqués (MAANA) au sein de certaines ESAA et lycées qui proposent des BTS d’arts appliqués.
Cependant, dans le cadre d’une réforme en cours, les MAANA seront supprimées à la rentrée 2019-2020 (et dès la rentrée 2018-2019 dans certaines Académies). Les BTS et les DMA s’effectueront en 3 ans et auront le grade de Licence. Le détail des modalités d’accès à ces nouvelles formations ne sont pas encore connus.